Le problème qu'EBICS résout
Une entreprise avec trois banques et cinq sociétés se connecte quinze fois pour récupérer des relevés. Chaque portail a son identifiant, sa politique de mot de passe, son format d'export et sa façon bien à lui de nommer les fichiers. Le fichier atterrit dans un dossier de téléchargement, quelqu'un le renomme, quelqu'un l'importe. Multiplié par le nombre de jours ouvrés, ce geste occupe un temps que personne n'a jamais mesuré.
EBICS supprime cette étape. Le canal est ouvert une fois par banque, les fichiers circulent dans les deux sens de façon automatisée, et le logiciel de trésorerie ou de comptabilité les reçoit directement. Sur le principe, c'est un transfert de fichiers signé et authentifié entre deux serveurs.
T ou TS, la vraie question
Les deux variantes transportent les mêmes fichiers. La différence porte sur l'endroit où se joue la validation des ordres de paiement.
Avec EBICS T, le fichier part de votre système vers la banque, puis un valideur se connecte au portail bancaire pour autoriser la remise. Le circuit fonctionne, il coupe simplement le processus en deux : la préparation d'un côté, l'autorisation de l'autre, avec un moment où l'ordre existe sans être encore validé.
Avec EBICS TS, la signature voyage avec le fichier. Le valideur signe avec son certificat personnel depuis l'outil, et la banque reçoit un ordre déjà autorisé. Le circuit reste dans un seul environnement, la piste d'audit est continue, et l'on sait précisément qui a signé quoi.
Le choix se fait souvent sur des critères simples : le nombre de valideurs, leur mobilité, l'existence d'une politique de double signature et le coût des certificats. Beaucoup d'entreprises démarrent en T et basculent en TS quand les volumes ou les exigences de contrôle interne montent.
Les formats qui circulent
EBICS transporte, il ne transforme pas. Le format des fichiers reste défini par les normes bancaires, et c'est au logiciel de savoir les lire et les produire.
Ce qu'EBICS vous apporte
- Relevé de compte
- Le format historique au standard AFB 120 caractères, encore majoritaire dans les échanges des banques françaises.
- MT940
- Relevé de fin de journée
- XML ISO 20022, plus riche que les formats en largeur fixe : il porte notamment les références de bout en bout.
- camt.053
- Relevé au standard SWIFT
- Courant dès qu'une banque étrangère entre dans le périmètre de l'entreprise.
- MT940
Ce qu'EBICS emporte
- Ordre de virement SEPA
- Y compris pour les virements internationaux, selon les options retenues par chaque banque.
- virement SEPA
- Ordre de prélèvement SEPA
- Dans ses variantes CORE et B2B, avec mandat et identifiant créancier.
- prélèvement SEPA
- Effets de commerce
- Lettre de change relevé, dans le format en largeur fixe hérité des normes AFB.
- LCR
Ce que la mise en place demande
Le contrat EBICS se signe banque par banque. Chaque établissement ouvre un abonnement, attribue un identifiant de client et un identifiant d'utilisateur, puis attend l'initialisation des clés depuis votre outil.
Vient ensuite la lettre de paramètres : le logiciel génère des empreintes de clés que vous imprimez, signez et transmettez à la banque. Tant que ce document n'est pas revenu validé, le canal reste fermé. C'est l'étape qui prend le plus de temps, et elle dépend rarement de vous.
Une fois l'abonnement actif, les tests portent sur deux gestes : recevoir un relevé et envoyer un ordre de faible montant. Quand les deux passent, le canal est opérationnel pour tous les formats couverts par le contrat.
EBICS dans SCORFI
Le module Communication de SCORFI porte le canal EBICS. Il gère les abonnements de plusieurs banques et de plusieurs sociétés, reçoit les relevés dans les formats listés plus haut, et transmet les ordres préparés par le module Remises.
L'intérêt de traiter les trois sujets dans un même outil tient à la continuité : le relevé qui arrive par EBICS alimente directement le rapprochement, sans reprise de fichier ni ressaisie. La remise validée part vers la banque par le même canal.